Val-de-Bonnieure

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Histoire des commerces au XXe siècle

Durant le XXe siècle, et surtout dans sa première moitié, le bourg de St-Angeau était réputé pour son activité commerciale. C’était un lieu de foires très important à l’échelle du canton : jusqu’en 1970, le 5 de chaque mois, marchands de bestiaux, de chaussures, de tissus, de meubles et de produits les plus divers investissaient les places et les rues de la commune. L’existence et surtout la réputation de ces foires avaient conduit à aménager trois espaces spécifiques qui, depuis, sont devenus des places. Le champ de foire des bœufs (en A / place de La Poste) jouxtait celui des volailles et ovins situé en contrebas (en B / près de l’ancienne mare et du puits). Le champ de foire des cochons se trouvait sur l’actuelle place Joubert (en C) où des halles abritaient des marchands ambulants. Ces halles construites au XIXe siècle furent détruites en 1885 avant d’être reconstruites puis à nouveau démantelées au milieu du XXe siècle. L’établissement de la gare en 1908 (en partage avec St-Amant-de-Bonnieure) n’était pas étrangère au succès des foires : le convoi des wagons était même allongé les jours de foire. En 1911, la ligne passant par St-Angeau reliait Angoulême à Segonzac. Le train, remplacé par l’autobus en 1939, fut finalement déclassé en 1945. Toujours en lien avec les foires, la commune comptait, en plus des cafés, un grand nombre d’auberges et d’hôtels.

 

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Les commerces au quotidien

Nous avons pu recenser et cartographier une soixantaine de commerces qui ont existé dans le bourg de St-Angeau dans le courant du XXe siècle. Nombre de commerçants (épiciers, bouchers, charcutiers, boulangers) effectuaient aussi des tournées dans les villages avec des voitures à cheval (avant et pendant la guerre) puis avec des automobiles. Parmi les épiciers ambulants, le plus ancien de la région était le « Caïffa » tenant son nom d’une marque de café ; ces marchands à pied venaient de Mansle en poussant un caisson à trois roues. Un autre épicier venait de Vadalle avec une voiture à cheval équipée. Des marchandes de sardines d’œufs ou de légumes passaient dans le bourg et les villages avec leurs charrettes à bras.

Quand démographie & économie sont liées

C’est en 1866 que la commune a connu sa démographie la plus forte de son histoire, avec 860 habitants. La population a commencé à décroître à partir de cette date, quand la main d’œuvre des campagnes migre en ville, en plein révolution industrielle. La période de l’exode rural semble avoir été longue à St-Angeau. Les deux guerres mondiales ont aussi eu un fort im- pact sur la baisse de la démographie. La commune a connu son plus bas niveau démographique entre 1960 et 1968 avec 561 habitants : c’est le moment où les foires périclitent et où de nombreux commerces ou artisans cessent leurs activités.

La population a commencé à augmenter depuis 1975. Nous comptons aujourd’hui 780 angélusiens et le bourg demeure un petit pôle commercial en drainant une clientèle extérieure à la commune.


 

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Cartographie des commerces de Saint-Angeau au cours du XXe siècle

 

Numéros correspondants aux points sur le plan ci-dessus

1- Bar-restaurant « Le Rancho »

2- Mécanicien motos et vélos (M. Voisin)

3- Magasin de prêt-à-porter (M. Mège)

4- Atelier de couture (Mme Genty)

5- Garage autos-motos-vélos + poste de distribution d’essence (M. Durepert)

6- Atelier de charron (M. Machat)

7- Bar « Le Penalty » – construit vers 1970

8- Cordonnier (M. Dupuy)

9- Modiste et articles funéraires (Mme Fra- din) puis salon de coiffure (M. Martin)

10- Boucherie-charcuterie (M. Gady, puis MM. Geoffroy, puis M. Martin)

11- Ancienne Poste

12- Tailleur de pierre (M. Ballion) et alimen- tation-quincaillerie-buvette (M. Fourgeaud puis MM. Ballion) puis bureau de tabac et atelier confection tailleur (M. Ballion)

13- Maréchalerie (M. Fourgeau)

14- Bureau de tabac-épicerie-bonbons-pé- tards… (M. Massonnaud)

15- Café et marchand de vin -Transport en calèche – Hôtel (M. Galloux) – Bourrelier (MM. Violet) et café puis bureau de tabac et atelier de confection

16- Cordonnerie (M. Raffin puis M. Chennesseau)

17- Magasin de chaussures (M. Carré puis Deforge)

18- Hôtel-restaurant (Famille Gobaud)

19- Menuiserie (M. Bellamy)

20- Charcuterie puis Hôtel-restaurant « Nouvel hôtel des voyageurs » (M. Laporte) puis bar-restaurant « Japer’s bar »

21- Salon de coiffure (M. Vitrac)

22- Tailleur puis épicerie (Famille Guimard)

23- Épicerie « Docks des Charentes » (bâtiment aujourd’hui disparu)

24- Premier salon de coiffure de M. Vitrac puis épicerie (M. Rondeau) puis charcuterie (M. Merles)

25- Atelier de couture (Mme Clerfeuille)

26- Boulangerie (M. Roussarie)

27 -Tailleur (M. Chauveau)

28- Garagiste (M. Clerfeuille)

29- Épicerie (Mme. Chauveau)

30- Maréchalerie (M. Ducouret) puis atelier de constructions métalliques (M. Gilibert)

31- Cocassier (M. Latouche)

32- Bar-salle de restaurant « Café des Sports »

33- Marchand de vin puis étude notariale (Maître Charles puis Maître Lallemand) puis cordonnier et fabricant de chaussures (M. Changeur)

34- Repasseuse (Mme Arvène)

35- Tailleur de pierre pour caveaux (M. Arvène)

36- Épicerie-quincaillerie Rouffignac (la bascule était gérée par Mme Rouffignac)

37- Atelier de taille de pierre (M. Fredon)

38- Pharmacie (M. Couty puis M.Moussaud puis M.Gayaud puis M.Baron)

39- Atelier de bourrellerie (M. Couty)

40- Atelier de menuiserie (M. Desset) puis magasin de vêtements (Mme Pressigout

puis M. Roulleau) puis agence immobilière puis épicerie «Chez Michèle» (Mme Borde) (fermeture en novembre 2015)

41- Charron (M. Robert)

42- Épicerie-bar(M.Belegot-Giraudon)puis supérette

43- Peintre en bâtiment (M. Videau)

44- Hôtel-café (tenu par Auvin, puis famille Bouyer) aujourd’hui « Chez Gigi »

45- Boucherie-charcuterie (famille Dessansac)

46- Hôtel-restaurant (famille Joubert puis Laporte)

47- Boutique du garage et pompe à essence (famille Galinet) + articles chasse et pêche

48- Salon de coiffure (famille Vigneau)

49- Atelier de charron (M. Flèche)

50- Atelier de fente de merrains (M. Grelet)

51- Atelier de couture

52- Garage (Maurice et Rodier)

53- Sabotier (M. Giraud)

54- Atelier de menuiserie (MM. Paraud et Castera)

55- Atelier de fabrication de fils de fer barbelés puis commerce de vin

56- Atelier de couture (Mme Secherre)

57- Coiffeur (M. Guillot)

58- Boulangerie et fournil

59- Relais de Poste puis Hôtel (famille Naudin)

60- Tailleur (M. Mège)

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